Leçon N° 6: Comment savoir si un additif est bon pour ma santé?

 

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Nous avions terminé la leçon précédente avec la phrase suivante :

« A priori il n’y pas lieu de s’inquiéter pour sa santé, ce colorant est inoffensif »

Et la question que l’on se pose souvent: Comment savoir si un additif est bon pour ma santé?

 La source primaire mais contraignante pour obtenir l’information est la suivante (nous vous prévenons d’avance c’est un parcourt du combattant, par la suite nous allons vous donner 2 sources secondaires beaucoup plus rapide a utiliser) :

Les Normes alimentaires internationales sont codifiées par le codex alimentarius (420 pages) par l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et par l’Organisation mondiale de la Santé 

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Etape 1

Pour accéder à l’information voulue vous devez aller sur le lien: Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

(Une fois le lien ouvert vous regardez en haut à droite, vous avez moyen de l’avoir en français)

Vous tapez Caramel

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Vous obtenez

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Etape 2

Vous cliquez sur INS number: 150d et vous tombez sur le lien pour la dénomination du lien du Codex alimentarius du caramel en question avec ses applications reconnues dans le monde

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Etape 3

Il faut cliquer  ensuite sur ( voir en gris en haut ) dont je vous donne le lien  Cliquez ici pour rechercher dans la base de données WHO JECFA les évaluations du ou des additifs avec le N°SIN 150d

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Etape 4

Là vous voyez Tox Monograph avec le lien FAS 20-JECFA 29/99

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Vous tapez Caramel et vous obtenez enfin les rapports sur les caramels

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Cliquez sur le premier rapport, malheureusement en Anglais et vous obtiendrez…..

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A ce stade-ci , vous devriez être mort de vieillesse :)

Nous vous suggérons 2 sources secondaires en Français très bien réalisées pour poser vos questions et obtenir des réponses concises:

1)  Food-Info.net is an initiative of Wageningen University, The Netherlands

2) WWW.additifs-alimentaires.net

Posez-maintenant votre question concernant le caramel 150d sur un des 2 sites au choix ….

Leçon N° 5: Comment se présente un additif sur une étiquette ?

 

Un peu de droit communautaire

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Deux réglementations principales de références pour définir les additifs alimentaires dans l’union Européenne sont:

RÈGLEMENT (CE) N°1333/2008 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 16 décembre 2008 sur les additifs CELEX-32008R1333-fr-TXT 

RÈGLEMENT (UE) N°1129/2011 DE LA COMMISSION du 11 novembre 2011 modifiant l’annexe II du règlement (CE) N°1333/2008 du Parlement européen et du Conseil en vue d’y inclure une liste de l’Union des additifs: CELEX-32011R1129-FR-TXT

Où se trouve la liste officielle reconnue par l’Union Européenne ?

La Liste exhaustive est représentée par 2 colonnes avec le numéro E et la dénomination officielle page 7-17 de la partie B du RÈGLEMENT (UE) N°1129/2011 DE LA COMMISSION du 11 novembre 2011 modifiant l’annexe II du règlement (CE) N°1333/2008 du Parlement européen et du Conseil en vue d’y inclure une liste de l’Union des additifs: CELEX-32011R1129-FR-TXT

Cette liste comprends:

les colorants,

les édulcorants,

les additifs autres que les colorants et les édulcorants

Pour les puristes,  :

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Voici le règlement (UE) N°231/2012 DE LA COMMISSION du 9 mars 2012 établissant les spécifications des additifs alimentaires énumérés aux annexes II et III du règlement (CE)N°1333/2008 du Parlement européen et du Conseil CELEX-32012R0231-FR-TXT

Comment cela se présente-t-il sur une étiquette pour un consommateur?

Vous savez déjà que dans les ingrédients imprimés sur une étiquettes figurent les additifs, et que pour les additifs vous avez 24 fonctionnalités bien définies qui doivent être mentionnées (voir leçon numéro 4)

Ce qui doit se voir sur l’étiquette pour un consommateur, c’est la fonctionnalité de l’additif suivi du nom spécifique de celui-ci (sa dénomination officielle) ou du numéro E selon la partie C de l’annexe II du règlement (UE) 1169/2011  du parlement Européen et du conseil du 25 octobre 2011, 

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Exemple:

 

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Voici un exemple concret très bien mentionné avec Coca Cola : Colorant: E150d, Colorant ( la fonctionnalité) suivit de sa classification dans ce cas-ci : E150d ( c’est du caramel…, nous verrons un peu plus bas quel type de caramel …)

Après qu’avons-nous pour l’industriel que le consommateur ne voit pas sur l’étiquette ? Les quantités définies d’utilisation

 C’est la  EFSA European food safety authority ( www.efsa.europa.eu/fr/topics/topic/additives ) qui définit les quantités maximale spécifiques que vous allez retrouver de la page 33-177 de la partie E de l’annexe II du RÈGLEMENT (UE) N°1129/2011 DE LA COMMISSION du 11 novembre 2011 modifiant l’annexe II du règlement (CE) N°1333/2008 du Parlement européen et du Conseil en vue d’y inclure une liste de l’Union des additifs: CELEX-32011R1129-FR-TXT 

point i) b) du paragraphe 1 deLes quantités d’additifs alimentaires utilisés tiennent compte de la consommation journalière admissible ou d’une évaluation réputée équivalente établie pour l’additif alimentaire et de l’apport quotidien probable de cet additif, toutes sources confondues l’article 11 du RÈGLEMENT (CE) N°1333/2008 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 16 décembre 2008 sur les additifs CELEX-32008R1333-fr-TXT 

Pour homogénésiser et faciliter la visualisation du champ d’utilisation des additifs des industriels, l’UE a  d’une part regroupé la liste des additifs citée plus haut que l’on retrouve dans la partie C de la page 17-28 de l’annexe II du RÈGLEMENT (UE) N°1129/2011 DE LA COMMISSION du 11 novembre 2011 modifiant l’annexe II du règlement (CE) N°1333/2008 du Parlement européen et du Conseil en vue d’y inclure une liste de l’Union des additifs: CELEX-32011R1129-FR-TXT 

 

Ces groupes d’additifs sont:

Groupe I

Groupe II: Colorants alimentaires autorisés sur la base du principe quantum satis

Groupe III: Colorants alimentaires avec limite maximale combinée

Autres additifs pouvant être réglementés ensemble

a) E 200 – 203: Acide sorbique – sorbates (SA)

b) E 210 – 213: Acide benzoïque – benzoates (BA)

c) E 200 – 213: Acide sorbique – sorbates; acide benzoïque – benzoates (SA + BA)

d) E 200 – 219: Acide sorbique – sorbates; acide benzoïque – benzoates; p-hydroxybenzoates (SA + BA + PHB)

e) E 200 – 203; 214 – 219: Acide sorbique – sorbates; p-hydroxybenzoates (SA + PHB)

f) E 214 – 219: P-hydroxybenzoates (PHB)

g) E 220 – 228: Anhydride sulfureux – sulfites

h) E 249 – 250: Nitrites

i) E 251 – 252: Nitrates

j) E 280 – 283: Acide propionique – propionates

k) E 310 – 320: Gallates, BHQT et BHA

l) E 338 – 341, E 343 et E 450 – 452: Acide phosphorique – phosphates – diphosphates, triphosphates et polyphosphates

m) E 355 – 357: Acide adipique – adipates

n) E 432 – 436: Polysorbates

o) E 473 – 474: Sucroesters d’acides gras, sucroglycérides

p) E 481 – 482: Stéaroyl-2-lactylates

q) E 491 – 495: Esters de sorbitane

r) E 520 – 523: Sulfates d’aluminium

s) E 551 – 559: Dioxyde de silicium – silicates

t) E 620 – 625: Acide glutamique – glutamates

u) E 626 – 635: Ribonucléotides

 

Et d’autre part, l’UE a définit les catégories des denrées alimentaires dans lesquelles vont pouvoir être ajouter au cas par cas les différents additifs, ces catégories se trouve de la page 28-32 de la partie D de l’annexe II du RÈGLEMENT (UE) N°1129/2011 DE LA COMMISSION du 11 novembre 2011 modifiant l’annexe II du règlement (CE) N°1333/2008 du Parlement européen et du Conseil en vue d’y inclure une liste de l’Union des additifs: CELEX-32011R1129-FR-TXT

Très important ces catégories des denrées alimentaires car les dénominations indiquées correspondent aux dénominations devant être indiquée sur l’étiquette  !!!!!!

Donc:

Dans la partie E de la présente annexe, les denrées alimentaires sont énumérées sur la base des catégories de denrées alimentaires établies dans la partie D de la présente annexe et les additifs sont regroupés sur la base des groupes définis dans la partie C de la présente annexe.

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Revenons à notre exemple du coca-cola, vous savez déjà ce qui est indiqué Colorant ( sa fonctionnalité) et sa classification  E150d

 Mais qu’est-ce que le E150d?

Vous allez  à la page 8 de la partie B de l’annexe II du RÈGLEMENT (UE) N°1129/2011 DE LA COMMISSION du 11 novembre 2011 modifiant l’annexe II du règlement (CE) N°1333/2008 du Parlement européen et du Conseil en vue d’y inclure une liste de l’Union des additifs: CELEX-32011R1129-FR-TXT

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Vous découvrez que le E 150d est du « caramel au sulfite d’ammonium » et de plus vous découvrez que : Le terme “caramel” se réfère à des produits de couleur brune plus ou moins intense, destinés à la coloration. Il ne s’agit pas du produit aromatique sucré obtenu en chauffant des sucres et destiné à aromatiser des aliments (confiserie, pâtisserie, boissons alcoolisées).

Vous vous inquiétez, vous regardez Groupe II: Colorants alimentaires autorisés sur la base du principe quantum satis dans la catégorie 14 : Boisson page 150 de la partie B de l’annexe II du RÈGLEMENT (UE) N°1129/2011 DE LA COMMISSION du 11 novembre 2011 modifiant l’annexe II du règlement (CE) N°1333/2008 du Parlement européen et du Conseil en vue d’y inclure une liste de l’Union des additifs: CELEX-32011R1129-FR-TXT

Rem: Ici  nous devons introduire la notion de QUANTUM SATIS point h article 2  du RÈGLEMENT (CE) N°1333/2008 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 16 décembre 2008 sur les additifs CELEX-32008R1333-fr-TXT 

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A priori il n’y pas lieu de s’inquiéter pour sa santé ce colorant est inoffensif

Actuellement en phase de test auprès des industriels, seuls les rappels de produits alimentaires sont mis à disposition des consommateurs via l’application iOS gratuite wikiconsumer. Les fonctionnalités seront progressivement étendues en fonction de l’évolution du projet.

 

Leçon N°4 : Les additifs alimentaires et leurs fonctions

 

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Qu’entend-on par additif alimentaire ?

 

 ADDITIF ALIMENTAIRE défini selon le point a) du paragraphe 2 de l’article 3 du règlement (CE) N°1333/2008 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 16 décembre 2008 sur les additifs CELEX-32008R1333-fr-TXT 

« a) on entend par «additif alimentaire» toute substance habituellement non consommée comme aliment en soi et non utilisée comme ingrédient caractéristique dans l’alimentation, possédant ou non une valeur nutritive, et dont l’adjonction intentionnelle aux denrées alimentaires, dans un but technologique, au stade de leur fabrication, transformation, préparation, traitement, conditionnement, transport ou entreposage a pour effet, ou peut raisonnablement être estimée avoir pour effet, qu’elle devient elle-même ou que ses dérivés deviennent, directement ou indirectement, un composant de ces denrées alimentaires »

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 A quoi sert un additif, quelle est sa fonction ?

Les additifs ont un rôle bien déterminé et bien défini classé selon ce que l’on appelle leurs catégories fonctionnelles.

Ces catégories sont au nombre de 24

Nous entendons par catégorie fonctionnelle les catégories fonctionnelles reprise dans l’annexe 1 RÈGLEMENT (CE) N°1333/2008 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 16 décembre 2008 sur les additifs alimentaires CELEX-32008R1333-fr-TXT 

ANNEXE I

Catégories fonctionnelles d’additifs alimentaires dans les denrées alimentaires et d’additifs alimentaires dans les additifs et enzymes alimentaires 

Les «édulcorants» sont des substances qui servent à donner une saveur sucrée aux denrées alimentaires ou qui sont utilisées dans des édulcorants de table.

Les «colorants» sont des substances qui ajoutent ou redonnent de la couleur à des denrées alimentaires; il peut s’agir de constituants naturels de denrées alimentaires ou d’autres substances naturelles qui ne sont pas normalement consommés comme aliments en soi et qui ne sont pas habituellement utilisés comme ingrédients caractéristiques dans l’alimentation. Sont des colorants au sens du présent règlement les préparations obtenues à partir de denrées alimentaires et d’autres matières de base naturelles alimentaires par extraction physique et/ou chimique conduisant à une extraction sélective des pigments par rapport aux constituants nutritifs ou aromatiques.

Les «conservateurs» sont des substances qui prolongent la durée de conservation des denrées alimentaires en les protégeant des altérations dues aux micro-organismes et/ou qui les protègent contre la croissance de micro-organismes pathogènes.

Les «antioxydants» sont des substances qui prolongent la durée de conservation des denrées alimentaires en les protégeant des altérations provoquées par l’oxydation, telles que le rancissement des matières grasses et les modifications de la couleur.

Les «supports» sont des substances utilisées pour dissoudre, diluer, disperser ou modifier physiquement de toute autre manière un additif, un arôme, une enzyme alimentaire, un nutriment et/ou d’autres substances ajoutées à un aliment à des fins alimentaires ou physiologiques sans modifier sa fonction (et sans avoir elles-mêmes de rôle technologique) afin de faciliter son maniement, son application ou son utilisation.

Les «acidifiants» sont des substances qui augmentent l’acidité d’une denrée alimentaire et/ou lui donnent une saveur acidulée.

Les «correcteurs d’acidité» sont des substances qui modifient ou limitent l’acidité ou l’alcalinité d’une denrée alimentaire.

Les «anti-agglomérants» sont des substances qui, dans une denrée alimentaire, limitent l’agglutination des particules.

Les «antimoussants» sont des substances qui empêchent ou limitent la formation de mousse.

Les «agents de charge» sont des substances qui accroissent le volume d’une denrée alimentaire, sans pour autant augmenter de manière significative sa valeur énergétique

Les «émulsifiants» sont des substances qui, ajoutées à une denrée alimentaire, permettent de réaliser ou de maintenir le mélange homogène de deux ou plusieurs phases non miscibles, telles que l’huile et l’eau.

Les «sels de fonte» sont des substances qui dispersent les protéines contenues dans le fromage, entraînant ainsi une répartition homogène des matières grasses et des autres composants.

Les «affermissants» sont des substances qui permettent de rendre ou de garder les tissus des fruits et des légumes fermesou croquants, ou qui, en interaction avec des gélifiants, forment ou raffermissent un gel.

Les «exhausteurs de goût» sont des substances qui renforcent le goût et/ou l’odeur d’une denrée alimentaire.

Les «agents moussants» sont des substances qui permettent de réaliser la dispersion homogène d’une phase gazeuse dans une denrée alimentaire liquide ou solide.

Les «gélifiants» sont des substances qui, ajoutées à une denrée alimentaire, lui confèrent de la consistance par la formation d’un gel.

Les «agents d’enrobage» (y compris les agents de glisse) sont des substances qui, appliquées à la surface d’une denrée alimentaire, lui confèrent un aspect brillant ou constituent une couche protectrice.

Les «humectants» sont des substances qui empêchent le dessèchement des denrées alimentaires en compensant les effets d’une faible humidité atmosphérique ou qui favorisent la dissolution d’une poudre en milieu aqueux.

Les «amidons modifiés» sont des substances obtenues au moyen d’un ou plusieurs traitements chimiques d’amidons alimentaires pouvant avoir été soumis à un traitement physique ou enzymatique, et pouvant être fluidifiés par traitement acide ou alcalin ou blanchis.

Les «gaz d’emballage» sont des gaz autres que l’air, placés dans un contenant avant, pendant ou après l’introduction d’une denrée alimentaire dans ce contenant.

Les «propulseurs» sont des gaz autres que l’air qui ont pour effet d’expulser une denrée alimentaire d’un contenant.

Les «poudres à lever» sont des substances ou combinaisons de substances qui, par libération de gaz, accroissent le volume d’une pâte.

Les «séquestrants» sont des substances qui forment des complexes chimiques avec les ions métalliques.

Les «stabilisants» sont des substances chimique. Les stabilisants comprennent les substances qui permettent de maintenir la dispersion homogène de deux ou plusieurs substances non miscibles dans une denrée alimentaire, les substances qui stabilisent, conservent ou intensiqui, ajoutées à une denrée alimentaire, permettent de maintenir son état physicofient la couleur d’une denrée alimentaire, ainsi que les substances qui augmentent la capacité de liaison des denrées alimentaires, y compris la réticulation entre protéines permettant la liaison de morceaux d’aliments dans les aliments reconstitués.

 

Leçon N°3 : La liste des ingrédients (Vue d’ensemble)

Chapitre extrêmement important soulevant souvent des passions émotionnelles d’incompréhension sur lequel nous allons nous attarder en plusieurs parties

Qu’est ce qu’un ingrédient?

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l’INGRÉDIENT défini selon le point f) du paragraphe 2 de l’article 2 du règlement (UE) 1169/2011  du parlement Européen et du conseil du 25 octobre 2011f)

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Nous aborderons donc :
les additifs alimentaires,
les arômes,
les enzymes alimentaires,
les ingrédients composés 
les nanomatériaux manufacturés les préparations d’enzymes alimentaires
les substances/produits/denrées alimentaires

 

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Encore un peu de règlements pour les plus demandeurs

Toute la LISTE DES INGRÉDIENTS doit être indiquée selon l’article 18 du  règlement (UE) 1169/2011 et l’annexe VII du même règlement:

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On remarquera cependant que dans cet article au point numéro 1 les ingrédients  doivent être affichés dans l’ordre décroissant de leur importance pondérale. Aujourd’hui on parle même d’ingrédient primaire pour l’ingrédient le plus majoritaire 

Qu’est ce qu’un  «ingrédient primaire » il est défini selon le point  q) du paragraphe 2 de l’article 2 du chapitre 1 du règlement (UE) 1169/2011   DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, modifiant les règlements (CE) n°1924/2006 et (CE) n°1925/2006 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 87/250/CEE de la Commission, la directive 2000/13/CE du Parlement européen et du Conseil, les directives 2002/67/CE et 2008/5/CE de la Commission et le règlement (CE) N°608/2004 de la commission q) «ingrédient primaire»: le ou les ingrédients d’une denrée alimentaire qui constituent plus de 50 % de celle-ci ou qui sont habituellement associés à la dénomination de cette denrée par les consommateurs et pour lesquels, dans la plupart des cas, une indication quantitative est requise;

Attention  L’eau autre que l’eau minérale naturelle ou eau de source ( comme défini par la directive 2009/54/CE) peut ne pas être considéré comme ingrédient primaire selon l’article 26 même si il représente plus de 50 % d’une denrée

Exemple d’un étiquetage hahum pour le moins discutable …..

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DESCRIPTION

Description: Mayonnaise | A l’huile d’olive | Mayonnaise à l’huile d’olive

INGRÉDIENTS

Huile de colza 61 %, huile d’olive raffinée 11 %, jaune d’OEUF salé 9 %, eau, huile d’olive extra vierge 6 %, MOUTARDE 4 % (eau, GRAINES DE MOUTARDE, vinaigre, sel, épices), vinaigre 4 %, extrait naturel de romarin, extrait de poivre

L’ingrédient majoritaire donc primaire est ici l’huile de colza !!!!, afficher mayonnaise à l’huile d’olive alors que il n’y a que 11% est trompeur et huile d’olive extra vierge  à 6 %  n’est pas correct !! .

L’étiquetage aurait dû être « Mayonnaise à l’huile de Colza »

ça c’est correct mais moins vendeur bien entendu

 Le point d) de l’article 7  Pratiques loyales en matières d’information, chapitre III du règlement (UE) 1169/2011   est bien clair à ce sujet… hahum

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Actuellement en phase de test auprès des industriels, seuls les rappels de produits alimentaires sont mis à disposition des consommateurs via l’application iOS gratuite wikiconsumer. Les fonctionnalités seront progressivement étendues en fonction de l’évolution du projet.

Lecture et compréhension d’une étiquette leçon N°2: Dénominations avec mentions particulières

Arrêté Royal 12 mars 2002

Une fois que vous avez identifié ce que vous avez acheté à savoir la dénomination de la denrée alimentaire , vous devez savoir qu’il existe une série de mentions obligatoires selon les cas à côté de cette dénomination que nous allons repasser une par une.

Il y a 3 parties

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La partie A de l’annexe VI du règlement règlement (UE) 1169/2011 les reprends :

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1.L’état physique doit obligatoirement être mentionné à côté de la dénomination par exemple :

Lyophilisé

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En poudre

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Concentré

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Fumé

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Surgelé

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Petite digression : Quelle est la différence entre un produit congelé et surgelé ?

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Ici nous vous renvoyons à wikipedia car l’explication est très bien résumée pour une explication simple:

« …Les aliments renferment naturellement une grande quantité d’eau (80 à 90 %). La technique de congélation abaisse lentement la température (jusqu’à 24 heures) transformant ainsi cette eau froide en cristaux de glace. Ces cristaux finissent par perforer la paroi cellulaire des aliments, altérant ainsi leur texture mais aussi leur saveur (évaporation de l’eau et des arômes volatils, production par les micro-organismes de substances toxiques, modifications liées à des réactions enzymatiques et non enzymatiques, …).

La surgélation est une technique industrielle qui consiste à refroidir brutalement (quelques minutes à une heure) des aliments en les exposant intensément à des températures allant de -18 °C à -35 °C. Grâce à ce procédé, l’eau contenue dans les cellules se cristallise finement limitant ainsi la destruction cellulaire. Les produits ainsi traités conservent toute leur texture, leur saveur et peuvent être conservés plus longtemps[réf. nécessaire].

Il existe plusieurs procédés de surgélation ; on peut citer principalement :

  • la technique par contact, réservée aux aliments de faibles épaisseurs, est réalisée en introduisant un aliment entre deux plaques dans lesquelles circule un fluide à -35 °C ;
  • la technique par air est réalisée en exposant le produit à un courant d’air froid à très basse température (jusqu’à -35 °C) ;
  • la technique par immersion, adaptée aux produits de formes irrégulières, qui consiste à immerger l’aliment dans un fluide à très basse température tel que l’azote liquide.

Une fois surgelés, les produits doivent être stockés à une température inférieure ou égale à -18 °C1…. »

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2.Une denrée alimentaire vendue décongelée est toujours obligatoirement mentionnée

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pain frais

…pour une raison toute simple, pour vous avertir de ne pas recongeler le produit pour des raisons de sécurité alimentaire.

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3.Un consommateur ALPHA sait qu’un aliment traité par rayonnement ionisant doit porter obligatoirement la mention suivante à côté de sa dénomination: « irradié » ou « traité par rayonnement ionisant ».

La denrée alimentaire ionisée est reconnaissable par le symbole suivant :

radura

 

irradiation

 

Un consommateur ALPHA sait… qu’il ne lui arrivera rien !

Le traitement par ionisation est accepté par le Comité scientifique de l’alimentation humaine.

Même si cela fait très peur, l’ionisation est utilisée pour réduire le nombre de micro-organismes pathogènes dans les ingrédients alimentaires, afin d’accroître la durée de conservation du produit final.

« Pourquoi mes fraises sont irradiées alors que la directive 1999/3/CE ne parle que des épices des aromates et des condiments…
Ceci explique peut-être mes boutons scrofuleux sur mon visage… Haaaa !!! »

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Vos boutons n’ont rien à voir et doivent provenir vraisemblablement de votre acné juvénile…

En revanche la directive 1993/CE est une directive et par conséquent pas encore un règlement Européen applicable pour tous les états membres de manière universelle. Chaque état membre peut dans un cadre légal défini par un arrêté ministériel (France) ou un arrêté royal (Belgique) allonger la liste des denrées alimentaires conformément à l’article 4, paragraphe 6, de la directive 99/2/CE.

Ainsi en France : Arrêté du 20 août 2002 relatif aux denrées et ingrédients alimentaires traités par ionisation (voir la liste : document)
Ainsi en Belgique 12/03/2002 | Arrêté royal relatif au traitement par ionisation des denrées et ingrédients alimentaires (voici le lien pour la liste, tout en-bas de l’arrêté: Arrêté Royal 12 mars 2002 )

Vous pouvez manger vos fraises… irradiées.

 

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4. Un ingrédient utilisé pour la substitution est un succédané et dois obligatoirement être indiqué à côté de la dénomination

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Ceci est rendu obligatoire pour éviter les confusions du consommateur, une belle photo d’une part de pizza dégoulinante en apparence de fromage fondu n’est pas nécessairement du fromage ,

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il faut que la dénomination fromage soit indiquée de façon formelle sur l’étiquette sinon regardez attentivement la contre-étiquette, cela peut être un succédané comme le lygomme ( composé de 3 amidons (E410, E412, E417, E407) qui est un substitut de fromage  qu’on appelle par ailleurs « fromage » analogue ou succédané de fromage. Ce n’est pas nocif mais ce n’est pas du fromage…

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 5. Un produit à base de viande, une préparation  de viande, un produit de la pêche dans le quel on a rajouté des protéines, doit obligatoirement être mentionné avec l’origine 

Voici un exemple bien étiqueté

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6. Des produits à base de viande ou des préparations à base de viande qui contiendrait plus de 5 % d’eau doit obligatoirement être indiqué à coté de la dénomination

Voici un exemple de piège, ils se sont sont bien gardés d’ajouter la teneur en eau …..

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 7. Les produits à base de viande et de pêche, les préparations de viandes qui donnent l’impression d’être fait avec des morceaux entiers mais qui en réalité sont des morceaux liés par des préparations des enzymes, des ingrédients, des additifs doivent obligatoirement avoir la mention « viande reconstituée » ou  » poisson reconstitué « 

L’exemple ci-dessous est très limite puisque la mention est indiquée au niveau de la liste des ingrédients et que sur la face principale ne l’on indique seulement « au filet de poulet »

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Petite digression : Quelle est la différence entre préparation et transformation?

quiz

Transformation, Produits transformés et non transformés définis selon les points  n), et o) paragraphe 1 à l’article 2 du RÈGLEMENT (CE) N° 852/2004 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 29 avril 2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires

« m) « transformation »:  toute action entraînant une modification importante du produit initial, y compris par chauffage, fumaison, salaison, maturation, dessiccation, marinage, extraction, extrusion, ou une combinaison de ces procédés;

n) « produits non transformés »: les denrées alimentaires n’ayant pas subi de transformation et qui comprennent les produits qui ont été divisés, séparés, tranchés, découpés, désossés, hachés, dépouillés, broyés, coupés, nettoyés, taillés, décortiqués, moulus, réfrigérés, congelés, surgelés ou décongelés;

o) « produits transformés »: les denrées alimentaires résultant de la transformation de produits non transformés. Ces produits peuvent contenir des substances qui sont nécessaires à leur  fabrication ou pour leur conférer des caractéristiques spécifiques »

Préparation en accord avec la liste des procédés traditionnels de préparation de denrées alimentaires de l’annexe II RÈGLEMENT (CE) N°1334/2008 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 16 décembre 2008 relatif aux arômes et à certains ingrédients alimentaires possédant des propriétés aromatisantes qui sont destinés à être utilisés dans et sur les denrées alimentaires et modifiant le règlement (CEE) n°1601/91 du Conseil, les règlements (CE) n°2232/96 et (CE) n°110/2008 et la directive

« ANNEXE II

Liste des procédés traditionnels de préparation de denrées alimentaires :


Hachage Enrobage
Chauffage, cuisson, friture (jusqu’à 240 °C sous pression atmosphérique) et cuisson en autocuiseur (jusqu’à 120 °C)
Refroidissement
Découpage
Distillation/rectification
Séchage
Émulsification
Évaporation Extraction, y compris l’extraction au solvant, conformément à la directive 88/344/CE
Fermentation
Filtration
Broyage
Infusion
Macération
Processus microbiologiques
Mélange
Épluchage
Percolation
Pressurage
Réfrigération/congélation »
Torréfaction/grillage

Pressage
Trempage

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La partie B de l’annexe VI du règlement règlement (UE) 1169/2011 concerne les mentions particulières sur les viandes hachées et leur teneur en matières grasse:

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< 20 % Matière grasse Viande hachée Boeuf

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<7 % Matière Grasse viande hachée Maigre

 

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>7 %  Matière Grasse viande hachée Maigre ( exemple viande d’importation, dont les critères ne sont pas les mêmes qu’en Europe)

Une viande hachée n’a pas forcément la même signification d’un pays à l’autre. Dans ce qu’on appelle une viande hachée maigre, il faut qu’il y ait maximum 7% de matières grasses, si un pays décide de mettre en vente une viande hachée maigre qui contient plus de 7% de matières grasses, alors il devra mettre sur l’étiquette une marque nationale qu’on ne pourra pas confondre avec une autre

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La partie C de l’annexe VI du règlement règlement (UE) 1169/2011 concerne les mentions particulières sur les boyaux des saucissons :

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Si vous mangez par exemple un saucisson dont le boyau n’est pas comestible, le fabricant devra l’indiquer également.

L’exemple ici est bien indiqué

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