Les syndromes

Le syndrome de la viande de cheval

planche1L’émoi suscité par la découverte de viande de cheval dans des produits finis n’étant pas censés en contenir, illustre le ressenti des consommateurs envers les transformateurs de produits finis ou semi-finis.

A tort ou à raison, les industriels suscitent une méfiance grandissante des consommateurs, qui les considèrent comme étant prêts à tout pour maximiser leurs profits, même à frauder.

Le syndrome Bangladesh

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La mort de 700 ouvriers, causée par l’effondrement de l’immeuble insalubre abritant leurs ateliers de sous-traitance pour des grandes marques occidentales de prêt-à-porter a suscité colère et indignation.

A tort ou à raison, les consommateurs considèrent souvent que les industriels, qui délocalisent leur production dans les pays en voie de développement, font travailler hommes, femmes et parfois enfants dans des conditions datant d’une autre époque.
Pour tenter de garantir un minimum de dignité à ces personnes, des normes et organismes (tels Fairtrade ou Oxfam) veillent à leur juste rétribution et aux préoccupations éthiques, sociales et environnementales.

Le syndrome du melon

planche3A tort ou à raison, les consommateurs estiment que la grande distribution génère les délocalisations, les marges arrière et, in fine, la ruine des petits producteurs illustré par exemple il y a quelques années de la vente à perte de melons de producteurs français.

Le syndrome OGM

planche4Les OGM illustrent à eux seuls l’ensemble des craintes et méfiances des consommateurs à l’égard des dérives industrielles actuelles. De nouveau, à tort ou à raison, de nombreux consommateurs sont effrayés que l’on puisse vouloir jouer aux apprentis sorciers avec notre environnement et notre santé, que les progrès techniques et scientifiques soient mis au service de quelques multinationales toutes puissantes qui pourraient, à terme, prendre le contrôle de pans entiers de l’économie.

Le syndrome du radeau de la méduse

planche5Ce syndrome exprime l’état d’esprit des consommateurs européens à l’égard des institutions, agences et organes de l’Union européenne. Leur apparente lourdeur et le manque de lisibilité attaché à leur action nuisent à leur popularité. Les parlementaires européens sont souvent dépeints comme déconnectés du monde réel vivant sur une autre planète, soumis pieds et mains liés aux lobbys. Pour le citoyen lambda, l’Union européenne ressemble de plus en plus à un radeau de la méduse des temps modernes, flottant dans l’espace sans capitaine et sans direction.